Dec 13 2007
日本語能力試験
Le premier dimanche de décembre a lieu chaque année le 日本語能力試験, Japanese Language Proficiency Test. Cet examen permet d’évaluer quatre niveaux d’aptitude en japonais :
- le niveau 4 correspond à un niveau de maîtrise basique de la langue. (800 mots et 100 kanji) ;
- le niveau 3 correspond à un niveau de débutant. (1500/300) ;
- le niveau 2 correspond à un niveau intermédiaire. (6000/1000) ;
- le niveau 1 correspond à un niveau avancé, voire bilingue. (10000/2000).
Bien que le niveau 1 soit extrêmement difficile pour un natif en japonais, il est exigé par beaucoup d’entreprises japonaises comme pré-requis à l’embauche d’étrangers.
Le test comprend trois épreuves pour chacun des niveaux: vocabulaire (et caractères chinois), compréhension orale et compréhension écrite (et grammaire), ce qui permet d’évaluer un vaste éventail d’aptitude.
Ceci dit, je reste très dubitatif quand à la pertinence de ce test. Celui-ci reste en effet très conforme au système universitaire japonais dans la mesure où il mesure la capacité des candidats à comprendre un niveau élevé de japonais, leur capacité à comprendre un nombre élevé de caractères chinois et leur connaissance de constructions grammaticales pouvant être extrêmement littéraires. Pour autant, aucune épreuve ne vient mesurer la capacité du candidat à communiquer en japonais. Aucune épreuve de rédaction. Aucun entretien permettant de mesurer le niveau de conversation du candidat.
Les examens permettant de mesurer un niveau en anglais (TOEFL), français (DELF) ou allemand (Goethe Institut) ont des épreuves de « production », rédaction et/ou entretien, mais l’examen de japonais est capable d’accepter des candidats ayant une compréhension de la langue correcte (capacité répandue chez les candidats chinois par exemple) même s’ils ont un niveau de conversation médiocre.
Je suis surpris que, à l’instar des autres examens en langues anglaise, française, … ; le test d’aptitude en langue japonaise ne se soit pas adapté pour ne plus négliger la capacité des candidats aussi bien à comprendre qu’à utiliser la langue japonaise.