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La faute au piratage

On entend souvent parler du piratage comme le plus grand des maux de la Terre, responsable d’un gros manque à gagner pour les industriels de la musique, du cinéma, du logiciel, ainsi que pour les artistes, ou les créateurs du bien piraté. Ceci étant dit, le piratage a bon dos. Il est un peu facile de s’en prendre à quelqu’un qu’on ne peut expressément nommer, responsable de tous les échecs de ceux qui veulent travailler et gagner de l’argent normalement.

Oui, les bénéfices de nos disquaires favoris (Fnac, etc.) baissent. Mais ces disquaires prennent-ils en compte la croissance des marchés en ligne comme Amazon, Ebay ou Price Minister ? Prennent-ils en compte que les clients peuvent être lassés d’être traîtés comme du bétail dans une librairie, où le vendeur trop occupé à converser avec ses amis, n’est pas disponible pour prendre une commande et oublie qu’il s’adresse à un client ?
Il faut reconnaître que prendre une commande en ligne, pour être livré chez soi peut être synonyme de beaucoup moins de tracas. Et l’on peut aussi trouver en ligne, sur un forum, un article sur un livre, un CD, remarquable avec un lien vers Amazon pour acheter le livre, où il ne reste plus qu’à payer pour être livré.

Il ne s’agit pas de dire que les librairies ne servent plus à rien, que tout se fait en ligne. Une librairie est un bon moyen de flâner et de découvrir ce que l’on ne connaît pas, mais un très mauvais moyen de trouver le tome 14 de sa série préférée. En ayant en rayon le tome 1, 4 et 7 d’une série, les clients préfèrent se tourner vers d’autres solutions !

Pour ce qui concerne les séries télévisées, sachant que chaque épisode est disponible sur le net en version originale dans les jours qui suivent sa première diffusion, les fans préfèrent télécharger l’épisode le plus vite possible. Et un an après, quand ils auraient pu acheter le coffret, ils sont plutôt préoccupés par la saison suivante.

Tout mon propos ne cherche pas à nier le piratage sauvage, pour chercher à télécharger le film qui vient de sortir en salle et économiser les quelques sous de la séance, mais quand on cherche un film un peu confidentiel, qui ne rapporterait pas assez s’il était édité, il ne faut pas être étonné de voir les habitudes des gens changer.
Trouvez moi le DVD de Be with me d’Eric Khoo, et je l’achète tout de suite.

Ensuite, quand on parle de la copie sauvage, elle a toujours existé, quand on faisait déjà de la copie analogique de cassette à cassette, ou quand un professeur fait des photocopies d’un livre dans sa quasi intégralité pour le donner à ses élèves.

Je peux concevoir que des gros chapeaux de l’industrie soient payés pour tenir des propos provocateurs sur ce sujet, mais il devient lassant d’entendre toujours s’en prendre à la même personne virtuelle. Il suffit soit d’accepter l’évolution des mentalités et des plate-formes d’achats et de s’y adapter, soit de s’en prendre à des vrais coupables, et d’aller jusqu’au bout. Il serait cependant souhaitable de proposer des solutions qui ne prennent pas en otage ceux qui pourraient être des clients, si les plaignants étaient toutefois vendeurs.

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Le clavier dvorak-fr

Pourquoi un nouveau clavier ?

Les dispositions de clavier que nous connaissons tous, quel que soit notre pays sont dérivées de la disposition connue sous le nom de “qwerty” en référence aux premières lettres de la première ligne de ce clavier. C’est Christopher Latham Shores, le créateur de la machine à écrire, qui l’a conçu afin d’éviter que les digrammes les plus courants (en anglais) soient les plus éloignés possibles, évitant alors que les marteaux alors lourds et lents à manipuler ne se croisent.

Une fois les premiers prototypes vendus, Shores voulut repenser sa disposition de clavier, ayant déjà amélioré les soucis techniques de vitesse des marteaux. Mais la loi de l’immobilisme a sévi. Alors même qu’on venait de prouver leur inadéquation, les claviers qwerty ont été gardés et la disposition a été mémorisée par des milliers de personnes.

C’est alors qu’entre en scène le docteur Auguste Dvorak, psychologue et professeur à l’université de Seattle. Il a commencé par observer les habitudes des utilisateurs sur un clavier, et a couplé cette étude à celle des mots, digraphes et lettres les plus courants en anglais.

Il a commencé par remarquer que la position de repos pour les mains était d’avoir les doigts sur la deuxième ligne. Les autres touches sont atteintes en déplaçant les mains. En tapant en anglais sur un clavier qwerty, 30% des touches utilisées sont sur la deuxième ligne. Dvorak a alors placé sur cette ligne les lettres les plus utilisées de la langue anglaise, permettant de taper alors 70% des touches sans bouger les mains. Cette ligne contient toutes les voyelles et les consonnes les plus utilisées.

Pour pouvoir taper plus vite et plus efficacement, il a aussi remarqué qu’il fallait alterner autant que possible la main à utiliser pour enchaîner les touches. Il a donc placé les voyelles sous la main gauche et les consonnes les plus utilisées sous la main droite, permettant ainsi d’alterner autant que possible les mains.

Les bénéfices de cette disposition sont indéniables en précision, fluidité de la frappe. L’apprentissage pour un novice du clavier est plus rapide et on note que un expert du clavier qwerty met environ 50 heures à retrouver son rythme de frappe habituel.

Le clavier dvorak-fr

Ces dispositions précédemment énoncées sont valables pour taper efficacement en langue anglaise. Il a fallu aussi développer de nouvelles dispositions pour les autres langues comme le suédois, l’espagnol ou le français.

Concernant le français, il n’existe pas de disposition officielle : tout le monde y est allé de sa petite modification. Je vous recommande cependant d’utiliser la disposition adoptée par X.org (les serveurs graphiques sous les systèmes *nix) présentée ci-dessous :

 

Clavier Dvorak-fr

Et pour l’utiliser ?

Sous les systèmes *nix récents, il suffit de taper la commande suivante:
setxkbmap -layout fr -variant dvorak
Si le système est plus vieux – ou plus précisément si la version du serveur graphique est plus vieille –, inversez layout et dvorak dans la commande précédente.

Sous Mac OS, ajouter le fichier .layout suivant dans le dossier ~/Library/Keyboard Layouts.

Pour les produits Windows, un outil est fourni sur le site de Microsoft. Faites une rapide recherche Google pour télécharger Microsoft Keyboard Layout Creator – je ne fournis pas de lien vers ce logiciel pour garantir que vous téléchargiez la version la plus à jour.

Vous pouvez télécharger ensuite le fichier dv-fr.klc, l’éditer pour adapter éventuellement le layout à vos besoins. Le clavier joint n’est pas rigoureusement conforme à l’original, le ç étant placé en AltGr+c, à la place du © ; les claviers pc104 ont une touche en moins, sur laquelle est positionnée le ç pour un clavier pc105.

Vous pouvez sinon télécharger l’archive dv-fr.zip, la décompresser et utiliser l’installeur (.exe) fournit dans l’archive.

Bibliographie

Je recommande aux anglophones la lecture de http://dvzine.org/.

Remerciements

Xavier Miller, pour la correction d’un bug dans le pilote Windows.

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Cuba vs. Microsoft

Cuba s’est mis au logiciel libre. (lien)

Je cite en particulier :

L’objectif de l’îlot communiste est de se débarrasser de l’emprise de « l’informatique capitaliste », représentée par Microsoft et les éditeurs de logiciels propriétaires.

ou comme le dit plus loin Stallman :

« Les logiciels propriétaires posent des problèmes de sécurité, car personne ne peut en examiner le code source, et que certaines portes dérobées peuvent alors être volontairement laissées ouvertes par les programmeurs. »

Le point de vue de Stallman est légitime et défendable, mais que vient faire « l’emprise de l’informatique capitaliste » dans l’histoire. On a tous nos convictions sur le sujet, mais il ne faut pas oublier que la plupart des développeurs qui interviennent dans le logiciel libre, surtout sur les couches bas niveau, sont embauchés par des entreprises et payés, avec des vrais sous, pour publier ce code.
Le logiciel libre est aussi une vitrine pour des industriels qui peuvent vendre leur produits grâce aux pilotes qu’ils développent pour leur matériel. Sans méchants industriels capitalistes, plus de sous pour le développement du logiciel libre : fin de l’histoire.

On a le droit d’adhérer à la philosophie du libre, ou de vouloir gagner de l’argent avec ses logiciels (c’est aussi ça, être libre), mais il ne faut pas oublier qu’il y a équilibre grâce à la coexistence des deux modèles.

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L’île au trésor

Vous souvenez-vous avoir lu un texte en entier, sans jamais sauter une partie un tant soit peu ennuyeuse?

Si vous travaillez dans un domaine un peu technique, avez-vous déjà dû travailler sur des documents construits selon l’implacable logique des 3 parties, mais dont l’ennui qu’il suscitait vous a fait uniquement sauter vers la fin ? Vous êtes-vous arrêtés quelques secondes sur les images en couleur, mais dont l’absence de légende vous a contraint à finalement téléphoner à son auteur pour qu’il vous explique les grandes lignes « en quelques mots ».

Nous ne savons pas écrire. Par nous, j’entends bien sûr les informaticiens dont je fais partie, mais aussi la plupart des gens qui veulent écrire, dont je fais aussi partie, les professeurs de français qui nous apprennent à structurer notre pensée, mais certainement pas à attirer l’attention de notre auditoire.

Il est au contraire beaucoup plus facile de reporter la responsabilité sur l’auditoire, fatigué ou incapable de se concentrer. Combien font autre chose en réunion ou en classe, répondent à leur courrier, rêvassent.

Nous ne savons pas raconter. On enseigne nulle part l’art de la narration, l’art de contraindre les gens qui font autre chose à suspendre volontairement leur activité pour nous écouter, l’art de les captiver, de les intéresser. Vous avez sans doute fait l’expérience de raconter vos vacances en ayant l’impression de n’être écouté que d’une oreille par politesse. À l’inverse, vous avez peut-être aussi un jour été à un cours, une réunion, accompagné d’un livre ou d’un cahier pour gribouiller et poser à plat quelques idées, mais été surpris de n’avoir rien pu faire à cause des qualités de l’orateur, le professeur ou le meneur de la réunion.

Je vais essayer de vous donner quelques principes qui m’ont donné l’impression de rendre l’écoute plus facile.

Le rôle des images

Le principe le plus connu pour une présentation. Une image vaut 1000 lignes de texte. Un bon schéma clair, coloré, accompagné d’une légende claire et concise évite de noyer un auditoire dans un flot d’informations trop important.

On oublie trop souvent que image ne signifie pas schéma ni dessin. On peut utiliser des images en parlant par métaphore : la Bible, le livre le plus vendu, parle par métaphore. Elle enseigne en effet une ligne de conduite par des histoires, plus faciles à retenir, à transmettre. Elles ont également le mérite d’attirer l’attention. On retient plus facilement l’histoire de Samson et Dalila qu’une leçon de morale sur le pouvoir de séduction des femmes.

Ceci étant dit, une image seule est orpheline : il est nécessaire de l’expliquer. On ne peut réduire une documentation technique à un vaste schéma fonctionnel, UML ou autre. Une métaphore ne sert à rien si l’on ne l’explique pas. Un schéma, une équation mathématique, une image ne doivent jamais être séparés de l’explication qui les justifie.
N’oubliez toutefois pas de donner un nom à tout ce que vous évoquez, notamment les images, ce qui évitent de trop longues lignes d’explications qui finissent par perdre l’auditoire.

Mesurez la proportion d’image à insérer. Le manque d’images ennuie. Trop d’images en revanche seront toujours mal introduites ou expliquées ; l’auditoire ne saurait pas quoi retenir.

Accrochez, surprenez

La clé de l’écoute. Il faut commencer par prendre possession de son auditoire, le captiver par une phrase choc, quelque chose d’inhabituel, d’accrocheur, de vendeur, faisant référence à quelque chose de connu par les personnes qui vous écoutent. Inutile de vouloir choquer, ce qui a pour effet de se mettre à dos la moitié de l’auditoire.

Je me souviens d’un épisode avec mon professeur de mathématique au lycée qui est arrivé un matin en nous annonçant : « Aujourd’hui, nous allons étudier la Grèce antique! » puis « personne ne comprend ? non ? Vous allez voir… » partis pour 45 minutes de calcul d’intégrales, pour enfin arriver à la définition du logarithme népérien. « Julie, au tableau ! », annonce-t-il plein d’excitation. « Calcule-moi la valeur de l’intégrale de la fonction “inverse” entre 1 et 3. » et après quelques lignes de réflexions, la réponse : « Hélène de Troie ! »
Et voilà comment un professeur gagne 45 minutes d’attention générale.

Le discours ne doit cependant pas se résumer à un excès de boutades et de surprises qui tourneraient la présentation au one-man show, qui au lieu de faire passer un message, ne feraient que divertir. L’accroche doit servir à attirer l’attention, mais doit être suivie d’explications, après quoi, il est nécessaire de rattraper les gens qui sont descendus du train pas une nouvelle technique d’accroche. Tout l’art consiste bien à doser la surprise que l’on injecte à son auditoire pendant tout le temps du récit.

Une anecdote est à usage unique. Une fois utilisée, on la jette. L’auditoire sait qu’on la réutilise et la deuxième fois, elle ne surprendra plus.

Construisez et aiguillez

Il faut ensuite aiguiller son auditoire, lui dire où on va, comment on y va. Ensuite seulement, le voyage peut commencer. À l’inverse, il ne faut pas non plus donner l’impression que le voyage est trop balisé, qu’on ne peut sortir en aucun cas des sentiers battus. Il faut rappeler la direction, comme une boussole, mais ne pas montrer la carte avec l’itinéraire tracé en rouge gras, ce qui enlèverait toutes les surprises.

Dans un roman, les héros vont chercher l’île au trésor, et on ne tourne pas 15 pages sans en entendre parler. Il faut toujours rappeler aux personnes qui nous écoutent quelle est cette île au trésor que l’on cherche, comment elle est, comment on l’imagine. Il en est de même pour un discours technique : rappelez quelle est cette île au trésor.

Il faut alors imaginer des étapes, rappeler régulièrement l’étape suivante et la destination finale. Entre temps, le narrateur se laisse porter et surprendre par l’histoire.

À l’école, on écrit jamais sans avoir préalablement construit un plan. C’est en effet un échafaudage mais il ne faut pas oublier de le cacher. Le plan est aux rails ce que l’histoire est à la mer. Le bateau part en direction du prochain port, ne perd pas son cap mais n’est pas attaché à ces rails. Il est influencé et dérive en fonction des conditions météorologiques. En revanche, le marin qui se trompe de port n’est pas un bon navigateur.

Il est indispensable d’interagir avec son auditoire, d’être à son écoute, et d’adapter la route à prendre en fonction des circonstances, des réactions dites ou non dites, d’arriver à bon port, même si cela prend plus de temps. Le tout est de préparer suffisamment son histoire pour qu’elle ait l’air à la fois maîtrisée et libre, un peu comme le guide, qui doit donner l’illusion aux visiteurs de se perdre, mais qui ne doit absolument pas leur faire courir un quelconque danger.

Soyez brefs

Évitez tout ce qui est inutile, chaque mot de trop, qui ne sert pas avancer vers « l’île au trésor ». Le maître mot doit être la simplicité.

À la fin de votre rédaction, relisez-vous et enlevez chaque mot, chaque phrase, chaque signe de ponctuation, qui ne fait pas avancer votre propos. Ré-écrivez les phrases trop lourdes, trop complexes. Enlevez les mots savants qui donnent l’impression aux gens qui vous lisent, qui vous écoutent qu’ils n’en sont pas capables. Préférez le mot simple correspondant, à moins qu’il ne fasse perdre du sens à la phrase.

Enlevez toutes les parenthèses: soit l’incise fait partie du voyage, auquel cas il faut l’inclure dans sa totalité, soit elle n’en fait pas partie. Enlevez ensuite les points d’exclamation qui le plus souvent n’apportent qu’un côté superficiel. Les points de suspension quant à eux donnent l’impression de ne pas maîtriser le sujet.

Relisez-vous encore et encore, à haute voix, reprenez les passages sur lesquels vous butez ou bafouillez, enlevez ces satanées fautes d’orthographe qui restent, ces fautes de grammaire, de français. Reformulez ce que vous n’estimez pas immédiatement compréhensible, ce qui n’est pas la conséquence logique de la ligne précédente. Essayez ensuite de passer autant de verbes que vous pouvez au présent de l’indicatif.

Enlevez la mise en forme (souligné, majuscules), qui signifie que vous avez mal écrit, que vous voulez mettre en évidence quelque chose qui n’est peut être pas assez clair. Pour la mise en page, préférez des outils qui font le travail à votre place et évitent ainsi les fautes de goût et de cohérence.

Après cela, votre prose sera sans doute plus digeste, donnera sans doute plus l’envie d’être lue ou écoutée. Enfin, n’oubliez pas que ce que vous racontez dépend du public auquel vous vous adressez, qui ne sera pas toujours enclin de la même manière à écouter le message. À vous de calibrer raisonnablement chacun des paramètres pour que le public soit réceptif, mais aussi pour que vous vous sentiez bien avec lui.

Tout ceci est très gourmand en temps, mais si vous n’êtes pas prêts à faire cet effort, n’écrivez pas !

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œ, æ, É et autres…

Idée reçue numéro 1 : l’informatique dispense d’orthographier correctement. Un clavier de base ne contient pas le œ, donc on serait dispensé de le taper. On serait autorisé à écrire “une soeur” et “un oeuf”, graphie à laquelle réagissent tous les correcteurs orthographiques. Dans un logiciel de traitement de texte, un clic droit permet de corriger rapidement mais tous les logiciels n’en sont pas munis.

Faites par exemple une recherche sur le titre de film “2 sœurs” et vous verrez que la première page de résultats ne contient aucune orthographe correcte. La première réaction serait alors de dire que la valeur du œ est purement esthétique mais comment alors distinguer la prononciation de œuf et de coefficient (qui ne s’écrit en aucun cas “cœfficient”…) La valeur du œ est phonétique. Il est aussi absurde de ne pas écrire le œ que de remplacer tous les ê d’un texte par des é: pourquoi n’apprendrions-nous pas la conjugaison de l’auxiliaire étre à ce rythme ?

De même, la dispense des accents sur les majuscules est un héritage de l’imprimerie mécanique où l’accent sur une lettre accentuée était situé au delà de la hauteur maximale des lettres. “Etant” est une faute d’orthographe, on ne prononce pas ce mot “eutant”.

La variante latin9 du clavier azerty sous des systèmes Linux contient ces majuscules et le œ (situé à la place du ²), de même pour le clavier dvorak-fr de X. En LaTeX, taper \oe{} permet d’accéder à ce caractère. Microsoft permet de taper ces caractères avec une combinaison Alt+0xxx, ce qui est anti-user-friendly, et pire (pour l’utilisateur lambda) permet de redéfinir la disposition de son clavier avec le Microsoft Keyboard Layout Creator pour pouvoir les taper. Expliquez à votre grand-tante les concepts de scan code et virtual key

Cependant, en lisant la documentation Microsoft, on lit qu’avant de définir une disposition, il faut penser au pays pour lequel on le définit. Apparemment, ils n’ont pas pensé à définir un clavier français pour les français. C’est bien dommage, mais rattrapable. Souhaitons qu’un vrai clavier français soit un jour attaché à leur système d’exploitation et faisons notre possible pour que nos lettres ne disparaissent pas à cause de l’informatique !

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Un fidèle compagnon — Gnuplot

Gnuplot est un utilitaire de tracé de fonctions et de données, qui s’utilise à la ligne de commandes. Il est gratuit, léger et peut être utilisé sur de nombreuses plate-formes.

Gnuplot homepage : téléchargement, démonstrations et documentation (en anglais).

C’est comme une règle à calcul : inséparable de son maître, entre des mains habiles, il peut faire des merveilles. En effet, l’absence d’interface graphique le rend à la fois difficile à aborder et extrêmement versatile.

Gnuplot tips : not so Frequently Asked Questions, pas mal d’astuces (en anglais)

Un excellent moyen d’apprendre rapidement à s’en servir est de faire des script. À chaque utilisation, on puise sur le script précédent en y ajoutant des nouveautés et c’est l’effet boule de neige.

Carte de référence rapide : pratique, à avoir à portée de main (en anglais)

Très rapidement on est capable de produire des graphes de qualité, et on peut avoir une tendence et faire quelques calculs en un clin d’œil. Pour visualiser des fichiers de données plus importants, sa capacité à intéragir avec le shell devient un atout majeur (voir la FAQ pour l’utilisation de sed, awk et paste).

Dialoguer avec le shell

Le caractère ! permet d’envoyer une commande au shell et d’afficher le résultat sur le terminal de Gnuplot.

gnuplot> !ls
fichier1.ext  fichier2.ext  [...]
!
gnuplot>

Le caractère ` permet, d’envoyer une commande au shell et d’interpréter le résultat comme des commandes Gnuplot. Ainsi, les commandes suivantes sont-elles équivalentes :

gnuplot> plot sin(x)
gnuplot> `echo 'plot sin(x)'

On peut également faire des boucles for du style : gnuplot> `for i in *.dat; do echo "plot \'$i\' using (\$1):(log(\$2))"

en faisant bien attention aux différents rôles des caractères ", ' et $. Pour vérifier que Gnuplot fera bien ce qu’on lui demande, on peut remplacer le ` par ! et voir s’afficher ce qu’il interprétera.

Programmes qui utilisent Gnuplot

-  Calcul symbolique : Maxima
-  Calcul numérique : Octave

Voir aussi la page des liens du site de Gnuplot http://www.gnuplot.info/links.html