Jun 24 2008

Wordle

Published by Xavier under computer

I recently found this Java applet on the net, which throws some words on a paper, with a size proportional to the number of occurrence of those words. I was curious to see the result after inputting some of my personal data: static pages of this site, content of my profile on different community websites (Facebook, Couchsurfing, …)

After having played with the display options, font, colors, remove common words, I finally got this:

Wordle of my profile

There is also an option where you can input your del.icio.us account and let the applet draw your tags:

Wordle of my delicious tags

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Jan 26 2008

Une représentation de bunraku (文楽)

Published by Xavier under japan

Après mon expérience de kabuki, j’ai décidé de tenter l’expérience du bunraku. Le bunraku est un théâtre de marionnette, originaire du Kansai. J’ai donc réservé une place au 文楽国立劇場 (Théâtre national de bunraku) d’Osaka, pour voir la représentation de janvier. Il y a en effet 4 mois de représentation par an.

J’ai donc vu trois pièces : 七福神宝の入り船, 祭礼信仰記, et 傾城恋飛脚.

Une représentation de bunraku met en scène :

  • des marionnettes, manipulées par trois montreurs (遣い, zukai) :
    • le maître (主遣い, omozukai) manipule la tête et la main droite ;
    • un premier assistant manipule la main gauche ;
    • un second assistant manipule les jambes ;
  • un chanteur (太夫, tayû) ;
  • et un joueur de shamisen.

Le maître marionnettiste est le seul dont on voit le visage, les autres manipulateurs ayant la tête recouverte. Ils sont tous vêtus de noir, la couleur neutre au théâtre japonais. Bien qu’on voie son visage, il est formellement interdit au maître marionnettiste de montrer des émotions. L’exercice consiste à retransmettre toutes les émotions dans la marionnette. Il faut une vingtaine d’années pour devenir maître de bunraku.

Le rôle du chanteur est de montrer les émotions des marionnettes. Il déclame les dialogues et a aussi un rôle de conteur de l’histoire. Les textes étant souvent en ancien japonais, on peut voir des sous-titres au dessus de la scène, ce qui aide à comprendre de quoi il retourne. Au théâtre d’Osaka, des écouteurs qui explique la scène en anglais et en japonais moderne étaient aussi fournis.

Le chanteur est accompagné par un joueur de shamisen. Le modèle de shamisen utilisé est le plus grave, le 太棹 (futozao). Le plectre utilisé (撥, bachi) est également différent du plectre traditionnel, plus épais, mais aussi plus étroit. Le rôle du shamisen est d’assister le maître chanteur, sa musique complète l’ambiance générale. Il n’y a aucune place à la prouesse musicale, le principal acteur restant le chanteur.

Le chanteur et le joueur de shamisen vont par paire, et changent régulièrement au cours de la pièce. À ce moment, le plateau sur lequel ils sont installés tourne, et laisse apparaître une nouvelle paire. De même sur la scène, à l’instar du kabuki, les décors ne sont pas fixes et peuvent bouger en cours de représentation. Dans 祭礼信仰記, la scène se passe au pavillon d’or de Kyôto, et quand les acteurs doivent monter les étages, le rez-de-chaussée descend dans les sous-sols, laissant place aux étages. Tous les autres accessoires (arbres, etc.) évoluent bien sûr en même temps.

Même si chacune de mes expériences au bunraku et au kabuki était unique, j’étais un peu déçu de la règle qui veut que personne à l’exception du chanteur ne soit autorisé à montrer d’émotion. Une impression de froideur extrême reste après la représentation. Mais la qualité artistique de la représentation laisse tout de même cet art assez unique en son genre.

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Jan 15 2008

Une représentation de kabuki (歌舞伎)

Published by Xavier under japan

J’ai eu la chance d’assister à une représentation de kabuki. Cet art traditionnel japonais ressemble de très près au théâtre que l’on connait, où les acteurs vont également chanter et danser. Les représentations de kabuki sont ponctuées d’interventions musicales avec des instruments traditionnels comme le 三味線 (shamisen) ou le 太鼓 (taiko). Les caractères chinois permettant d’écrire le mot kabuki sont 歌舞伎. Le premier caractère signifie “chanter”, le second “danser” et le troisième “art”.

J’ai assisté à une représentation de la pièce de 河竹黙阿弥 (Mokuami Kawatake) nommée 三人吉三巴白浪, qui avait lieu au 南座 (Minami-za), qui est le plus vieux théâtre de kabuki existant, situé à Kyoto.

Malgré ma difficulté à comprendre toutes les subtilités de la langue dans la pièce, j’ai été assez soufflé par l’aspect technique, et j’ai pu passer un très bon moment, bien que la représentation ait duré 3 heures et demi avec deux entractes de 10 minutes et 30 minutes.

L’aspect qui m’a le plus surpris est comment la scène se mélange à la salle. Depuis la scène centrale, partent deux allées qui coupent le public en 3 parties. Les acteurs occupent ainsi tout l’espace. De même, le soin apporté au décor est significatif. Pas moins de 6 décors différents se sont succédés, grâce à un dispositif de scène tournante, qui se met en marche pendant la représentation, laissant les acteurs interagir avec ce mouvement. Des trappes dans cette scène permettent de faire disparaître et réapparaître les acteurs. Tout ceci donne une dimension supplémentaire à la représentation.

La musique et le chant occupent une part importante, qui ne me donnait pas l’impression de vouloir en mettre plein la vue, met plutôt de participer à créer une ambiance particulière. Les danses me donnaient plus cet impression de tape-à-l’œil, comme des combats de sabre, où le contact des lames est mimé par un bruit de bambous qui s’entrechoquent. Les acteurs vont aussi être capables de danses incluant de véritables acrobaties sur scène, surtout dans le dernier acte, ce qui n’est pas sans rappeler le bouquet final d’un feu d’artifice.

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