Jan 26 2008

Une représentation de bunraku (文楽)

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Après mon expérience de kabuki, j’ai décidé de tenter l’expérience du bunraku. Le bunraku est un théâtre de marionnette, originaire du Kansai. J’ai donc réservé une place au 文楽国立劇場 (Théâtre national de bunraku) d’Osaka, pour voir la représentation de janvier. Il y a en effet 4 mois de représentation par an.

J’ai donc vu trois pièces : 七福神宝の入り船, 祭礼信仰記, et 傾城恋飛脚.

Une représentation de bunraku met en scène :

  • des marionnettes, manipulées par trois montreurs (遣い, zukai) :
    • le maître (主遣い, omozukai) manipule la tête et la main droite ;
    • un premier assistant manipule la main gauche ;
    • un second assistant manipule les jambes ;
  • un chanteur (太夫, tayû) ;
  • et un joueur de shamisen.

Le maître marionnettiste est le seul dont on voit le visage, les autres manipulateurs ayant la tête recouverte. Ils sont tous vêtus de noir, la couleur neutre au théâtre japonais. Bien qu’on voie son visage, il est formellement interdit au maître marionnettiste de montrer des émotions. L’exercice consiste à retransmettre toutes les émotions dans la marionnette. Il faut une vingtaine d’années pour devenir maître de bunraku.

Le rôle du chanteur est de montrer les émotions des marionnettes. Il déclame les dialogues et a aussi un rôle de conteur de l’histoire. Les textes étant souvent en ancien japonais, on peut voir des sous-titres au dessus de la scène, ce qui aide à comprendre de quoi il retourne. Au théâtre d’Osaka, des écouteurs qui explique la scène en anglais et en japonais moderne étaient aussi fournis.

Le chanteur est accompagné par un joueur de shamisen. Le modèle de shamisen utilisé est le plus grave, le 太棹 (futozao). Le plectre utilisé (撥, bachi) est également différent du plectre traditionnel, plus épais, mais aussi plus étroit. Le rôle du shamisen est d’assister le maître chanteur, sa musique complète l’ambiance générale. Il n’y a aucune place à la prouesse musicale, le principal acteur restant le chanteur.

Le chanteur et le joueur de shamisen vont par paire, et changent régulièrement au cours de la pièce. À ce moment, le plateau sur lequel ils sont installés tourne, et laisse apparaître une nouvelle paire. De même sur la scène, à l’instar du kabuki, les décors ne sont pas fixes et peuvent bouger en cours de représentation. Dans 祭礼信仰記, la scène se passe au pavillon d’or de Kyôto, et quand les acteurs doivent monter les étages, le rez-de-chaussée descend dans les sous-sols, laissant place aux étages. Tous les autres accessoires (arbres, etc.) évoluent bien sûr en même temps.

Même si chacune de mes expériences au bunraku et au kabuki était unique, j’étais un peu déçu de la règle qui veut que personne à l’exception du chanteur ne soit autorisé à montrer d’émotion. Une impression de froideur extrême reste après la représentation. Mais la qualité artistique de la représentation laisse tout de même cet art assez unique en son genre.

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Jan 15 2008

Une représentation de kabuki (歌舞伎)

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J’ai eu la chance d’assister à une représentation de kabuki. Cet art traditionnel japonais ressemble de très près au théâtre que l’on connait, où les acteurs vont également chanter et danser. Les représentations de kabuki sont ponctuées d’interventions musicales avec des instruments traditionnels comme le 三味線 (shamisen) ou le 太鼓 (taiko). Les caractères chinois permettant d’écrire le mot kabuki sont 歌舞伎. Le premier caractère signifie “chanter”, le second “danser” et le troisième “art”.

J’ai assisté à une représentation de la pièce de 河竹黙阿弥 (Mokuami Kawatake) nommée 三人吉三巴白浪, qui avait lieu au 南座 (Minami-za), qui est le plus vieux théâtre de kabuki existant, situé à Kyoto.

Malgré ma difficulté à comprendre toutes les subtilités de la langue dans la pièce, j’ai été assez soufflé par l’aspect technique, et j’ai pu passer un très bon moment, bien que la représentation ait duré 3 heures et demi avec deux entractes de 10 minutes et 30 minutes.

L’aspect qui m’a le plus surpris est comment la scène se mélange à la salle. Depuis la scène centrale, partent deux allées qui coupent le public en 3 parties. Les acteurs occupent ainsi tout l’espace. De même, le soin apporté au décor est significatif. Pas moins de 6 décors différents se sont succédés, grâce à un dispositif de scène tournante, qui se met en marche pendant la représentation, laissant les acteurs interagir avec ce mouvement. Des trappes dans cette scène permettent de faire disparaître et réapparaître les acteurs. Tout ceci donne une dimension supplémentaire à la représentation.

La musique et le chant occupent une part importante, qui ne me donnait pas l’impression de vouloir en mettre plein la vue, met plutôt de participer à créer une ambiance particulière. Les danses me donnaient plus cet impression de tape-à-l’œil, comme des combats de sabre, où le contact des lames est mimé par un bruit de bambous qui s’entrechoquent. Les acteurs vont aussi être capables de danses incluant de véritables acrobaties sur scène, surtout dans le dernier acte, ce qui n’est pas sans rappeler le bouquet final d’un feu d’artifice.

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May 17 2007

千羽鶴 — Grues en papier

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佐々木禎子(ささきさだこ)は 1943年に生まれた。1945年8月6日に広島に原子爆弾が落とされた時、禎子は2歳だった。禎子は原爆から生き残ったが、12歳で発病した原爆症によ り亡くなった。禎子は、千羽鶴を折ると願いが適うという日本の言い伝えを信じていて、病気が治るという彼女の願いを神が聞き入れてくれることを願ってい た。禎子は、1955年10月25日に12歳で亡くなる前に千羽を越える鶴を折った。後に、彼女のクラスメートたちが先導して、原爆と戦争の若き犠牲者と禎子をモデルにした記念碑が広島市の平和記念公園に建てられた。

禎子の物語は平和の象徴としてたくさんの国々に伝わっている。

Sasako Sadaki est née en 1943. Elle avait 2 ans le 6 août 1945, quand la bombe atomique explosait sur Hiroshima. Elle survécu à l’explosion, mais décéda à l’âge de 12 ans d’une leucémie, le « mal de la bombe atomique ». Selon la légende japonaise, si l’on plie mille grues en papier en faisant un vœu, celui-ci se réalise. Sadako décida donc de plier mille grues, en priant pour guérir de sa maladie. Pourtant, le 25 octobre 1955, à l’âge de 12 ans, elle mourut avant d’avoir pu plier les mille grues en papier.

Ses amies d’école finirent de plier les grues et firent ériger dans le parc mémorial de la paix à Hiroshima un monument à la mémoire de Sadako et des enfants victimes de la bombe. Sur ce monument est gravé l’inscription suivante :

これはぼくらの叫びです、これは私たちの祈りです、世界に平和をきずくための
Ceci est notre cri, ceci est notre prière, pour construire la paix dans le monde.

Aujourd’hui, l’histoire de Sadako est racontée dans tous les pays comme un symbole de paix.

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May 16 2007

How to smile in Japanese?

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(from http://scienceblogs.com/cognitivedaily/2007/05/how_to_smile_in_japanese.php)

The emoticon for “smile” in most western cultures is this :). One of the ScienceBloggers does it backwards (: (can you guess who?), but the symbol is essentially the same. In Japan, however, the smile is depicted like this: ^_^.

You might think that’s just because the traditions evolved separately, but emotion researcher Masaki Yuki doesn’t buy it. He argues that the difference in Japanese emoticons is related to cultural differences in real smiles.

When Yuki entered graduate school and began communicating with American scholars over e-mail, he was often confused by their use of emoticons such as smiley faces :) and sad faces, or :(.

“It took some time before I finally understood that they were faces,” he wrote in an e-mail. In Japan, emoticons tend to emphasize the eyes, such as the happy face (^_^) and the sad face (;_;). “After seeing the difference between American and Japanese emoticons, it dawned on me that the faces looked exactly like typical American and Japanese smiles,” he said.

Later, Yuki worked with a team that asked Japanese and American students to rate the emotional valence of real photos that had been manipulated in Photoshop to emphasize happy and sad emotions in the eyes and mouth. As predicted, Japanese students responded more to eye expression, while Americans responded more to the mouth. There was, however, one interesting twist to the research:

both the Americans and Japanese tended to rate faces with so-called “happy” eyes as neutral or sad. This could be because the muscles that are flexed around the eyes in genuine smiles are also quite active in sadness, said James Coan, a psychologist at the University of Virginia who was not involved in the research.

Research has shown that the expressive muscles around the eyes provide key clues about a person’s genuine emotions, said Coan. Because Japanese people tend to focus on the eyes, they could be better, overall, than Americans at perceiving people’s true feelings.

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Feb 16 2007

銀色の髪のアギト (Origine)

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Titre original : Gin iro no kami no agito (Agito aux cheveux d’argent)

Ce film est une création récente des studios Gonzo, qui ont produit entre autres Last Exile, Gankutsou et Chrno Crusade. Cette fois-ci, il s’agit d’un long métrage dans la lignée de ceux plus connus produits par Studio Ghibli.

L’histoire se passe dans le futur, le monde est dominé par les esprits de la forêt qui infligent à l’humanité leur colère pour les souffrances du passé. Deux cités cohabitent: Ragna œuvre pour le retour de la civilisation et la cité neutre prône l’harmonie avec la forêt.

Agito, est le fils du créateur de cette ville, une créature mi-humaine mi-arbre investie de pouvoirs par la forêt. Un jour, il découvre Toola, une jeune fille du passé, conservée jusqu’alors dans un état de sommeil, et dont la mission va fragiliser cet équilibre.

Si la bande originale du film n’est pas aussi riche que celles où Joe Hisaishi a travaillé, le film est plutôt prometteur pour ce studio plutôt habitué aux séries animées.

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Sep 08 2006

Japon, impressions…

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J’avais promis à mon retour du Japon de publier dans les jours qui suivraient un peu debriefing de ce voyage, de mes impressions, etc.
Voilà enfin quelques réflexions…

J’avais promis à mon retour du Japon de publier dans les jours qui suivraient un peu debriefing de ce voyage, de mes impressions, etc.
Je rappelle à ceux qui n’ont rien suivi que je suis parti seul 3 semaines au pays du Soleil Levant.

La première des choses à dire, et aussi le premier phémomène que l’on vit en arrivant : on a beau voir ce pays à la télé, dans les livres, ou raconté, l’arrivée s’accompagne, en plus de la fatigue du voyage et du décalage horaire, d’une vraie baffe : Mais où suis-je ? Qu’est-ce qui se passe ici ?

Ce qui rend cette baffe indescriptible, outre l’atmosphère étrange dans laquelle on est plongé, c’est le nombre incalculable de détails pour lequel la suite Mais qu’est-ce que c’est ? À quoi ça sert ? Pourquoi ils font ça comme ça ? Mais c’est pas si bête finalement… nous traverse l’esprit. Et le problème, c’est que tous ces détails, on les oublie instantanément. On omet alors de les raconter, et le suivant se prendra sa baffe, lui aussi.

L’aspect qui m’a le plus gêné est l’attitude d’un Japonais face à un inconnu. Ce n’est pas de l’ignorance : deux personnes qui ne se connaissent pas ne se voient pas, alors que mon côté latin voudrait toujours aborder des inconnus. Je n’ai perçu aucune sympathie d’un Japonais lambda vis à vis d’un autre Japonais lambda. Le vice est poussé au point que si l’on demande son chemin, le Japonais peut passer une demi-heure à nous aider, à passer 6 coups de téléphone, tout en se désintéressant au plus haut point de la personne à qui il rend service.
J’ai essayé de résumer ce comportement, en disant que les Japonais étaient extrêmement gentils, mais pas du tout sympathiques. Au contraire, nous autres, petits Occidentaux, sommes plus capables de sympathie, de chaleur humaine envers un inconnu. Il n’y a rien de surprenant à engager une conversation avec un inconnu. Au contraire, nous sommes la plupart du temps incapables de gentillesse. Demandez votre chemin, et appréciez le “Désolé, je suis pressé !”

J’ai entendu plusieurs fois la justification “C’est sans doute parce que comme tu es étranger, les Japonais ont peur de la barrière de la langue”. Ceci dit, même si je suis pas bilingue en Japonais, je me suis débrouillé uniquement (ou presque) en Japonais. J’en ai profité pour poser la question à des Japonais rencontrés, et c’est réellement cette volonté de ne pas être impliqué dans les affaires d’un inconnu qui en est ressorti.

Ceci étant dit, je n’ai observé ce comportement qu’entre inconnus de même rang. Je veux dire par là qu’un client dans un magasin qui demande quelque chose ne sera pas logé à la même enseigne. Si l’on prétend qu’en France, le client est roi, au Japon, c’est un Dieu. On retrouve toute la gentillesse des Japonais, leur disponibilité et leur respect pour le client : ce n’est pas au Japon que l’employé interrompt son travail avant de vous encaisser pour régler le volume de sa sonnerie de téléphone (ça sent le vécu ;) ) On trouvera quand-même un peu de sympathie dans le comportement d’un employé de magasin, au moins pour un étranger. Mais je me demande si dans ces cas-là, l’étranger n’est pas vu et considéré comme un enfant (aucun des deux ne sait lire…) auquel cas ma perception est sans doute faussée.

À côté de ça, j’ai rencontré aussi des amis Japonais connus par des forums d’échange linguistique et là, j’ai plus vécu ces rencontres comme je les imaginerais ailleurs. Je dirais finalement juste que là-bas, on n’aime pas le quidam

Le second point que j’ai apprécié est le service. Un client est un Dieu, et on le lui fait sentir. Outre la différence de niveau de langue, on ne laisse jamais un client tout seul, si un client a un problème, l’employé fait vraiment de son mieux (ou fait très bien semblant peut-être ;) ) pour satisfaire les attentes du client. Un temple, un parc est très souvent accompagné de ces distributeurs de boissons que l’on trouve au milieu de nulle part, au fin fond de la forêt, avec le tri sélectif à côté, de salles de repos climatisées (en été au moins…) Pourquoi une salle de repos gratuitement ? Aucune bonne raison après tout… Mais c’est bien agréable au fond !

En réalité, je pense qu’on peut comprendre un peu mieux le Japon avec les deux concepts suivants :

  • 頑張る, ganbaru, faire de son mieux. On ne souhaite pas à un ami du courage ou de la chance, on lui demande de faire de son mieux. On attend d’un étudiant qu’il fasse de son mieux, d’un employé qu’il fasse également de son mieux pour le client. Sans faire de vague pour ne pas perturber l’ordre ambiant, il faut que chacun fasse de son mieux avec ses moyens.
  • 我慢, gaman, c’est le concept complémentaire. Quand on ne peut plus faire de son mieux, si ça ne dépend plus de nous, il ne reste rien à faire d’autre qu’accepter son sort, de prendre son mal en patience. Ça ne sert à rien de se plaindre. Tout le monde a ses petits malheurs, on n’a pas les moyens de faire de son mieux car la situation ne dépend pas de soi, alors il faut accepter.

Et toujours, pour un Japonais, on va pouvoir classer la plupart de ses comportements dans une de ces catégories : un Japonais extrêment gentil, c’est 頑張る, ganbaru, l’absence de conflits, de ton de la voix qui monte, c’est 我慢, gaman : à quoi bon s’énerver, se faire du souci si ça ne change rien…
Bien sûr, ça reste théorique, car j’ai aussi entendu quelques Japonais ayant été voir en dehors de leur pays, envier nos grèves, ras-le-bol du gaman, et fatigués de faire de leur mieux, ganbaru.

Je vais conclure ce premier compte-rendu ainsi. Je ne sais pas si ce que j’ai écrit est l’exacte vérité, c’est au moins un bout de ma perception du Japon. Avant de parler d’apprécier ou non, je pense qu’il faut quand-même digérer cette baffe, et prendre les expériences qui suivent vierge de tout préjugé.
Le bilan de mon expérience est fortement positif, j’ai vraiment envie de retourner là-bas voir la suite de tout ce que je n’ai pas pu voir en si peu de temps, alors que ma première vision de Tôkyô ne m’a pas du tout emballé !

Ceci étant dit, un petit coup de pub, je vous invite à jeter un œil sur le blog de Rémi pour voir sa vision de la Corée, un pays voisin, qui m’a l’air tout aussi dépaysant, et dont il compare parfois certains aspects avec le Japon…

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Aug 28 2006

Les noms des mois lunaires

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Récemment, j’ai reçu une carte en japonais avec écrit à la place du mois d’août 八月 comme d’habitude, 葉月, et j’ai commencé à chercher ce que ça cachait.

Apparemment, c’est un reste du calendrier lunaire, constitué de 12 mois qui forment environ 354 jours. Afin de se synchroniser avec le calendrier solaire, un calendrier luno-solaire aurait été créé.

Voici la liste de ces mois :

  1. 睦月 「むつき」
  2. 如月 「きさらぎ」
  3. 弥生 「やよい」
  4. 卯月 「うづき」
  5. 皐月 「さつき」
  6. 水無月 「みなづき」
  7. 文月 「ふづき」
  8. 葉月 「はづき」
  9. 長月 「ながづき」
  10. 神無月 「かんなづき」
  11. 霜月 「しもつき」
  12. 師走 「しわす」

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Aug 15 2006

Les transports au Japon - Partie 2, les bus

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Deuxième partie du billet, les bus. C’est encore différent de l’Europe puisqu’on monte par l’arrière, et qu’on descend par l’avant à côté du chauffeur pour payer. Le chauffeur ne manipule pas d’argent puisque c’est une machine automatique dans laquelle on jette le ticket, l’argent, et qui rend la monnaie.

Le plus souvent, on paie à la distance donc on prend un ticket en montant dans le bus (une machine crache un ticket quand la porte s’ouvre et ravale le ticket si personne ne la pris. Ça c’est du cahier des charges !) et on le donne à la machine à côté du conducteur dans le même trou que la monnaie (Ça aussi c’est du cahier des charges !)

Sinon, le conducteur a un micro, et il dit tout ce qu’il fait:

  • je démarre ;
  • je m’arrête ;
  • je tourne à gauche, à droite ;
  • je m’arrête au prochain arrêt ;

tout ça toujours accompagné du plus beau ご注意下さい national.

Voilà, voilà… :)

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Aug 11 2006

Les transports au Japon - Partie 1, trains et métro

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Un petit billet depuis le Japon pour décrire un peu ce que sont les transports en commun au Japon.

Contrairement à la France, les métros et trains sont extrêmement bien organisés, contrairement à la France, ils sont également plus chers !! (vraiment)

Voici en vrac quelques particularités :

  • les trains et métro sont tous climatisés. C’est très appreciable en heure de pointe (qui a dit métro parisien?) et même quand il y a personne, pour récuperer de la chaleur ;
  • par conséquent, on trouve toujours une voiture à climatisation plus faible 弱冷車 ;
  • les sièges sont souvent parallèles aux vitres, ça permet de laisser plus de place debout pour entasser les gens aux heures de pointes ;) ;
  • on trouve aussi des wagons 女性専用, réservés aux femmes pour les heures de pointes ;
  • dans le train, les portables doivent être en silencieux, et on ne répond pas au telephone (ça j’aime bien aussi :D ) enfin dans le Kansai, on répond quand-même; héhé ;)
  • à côté des places prioritaires 優先座席, il faut en théorie couper le portable pour les gens qui ont un pacemaker…
  • le train et le metro est l’occasion de voir le défilé des portables : si la sonnerie est interdite, l’envoi de SMS, mail, le tetris, la télé, … ne sont pas interdits, et on en profite…
  • dans le métro ou dans le train, on dort ! Personne ne se parle, tout le monde s’ignore, donc ce qu’il reste à faire, c’est dormir… et avec la clim et la fatigue dans les jambes, c’est facile finalement… Il doit y avoir aussi un truc dans la clim qui fait qu’on se réveille toujours juste avant sa station…
  • inutile de réserver quoique ce soit, il y a tout le temps des rames pour aller n’importe où au Japon, de la station de métro suivante à l’autre bout du Japon.
  • pour le Shinkansen 新幹線, on peut réserver son siege 指定席. Si on veut payer un peu moins cher, on prend un 自由席, mais c’est au risque de voyager debout… D’ailleurs, les sieges à placement libre sont tous dans le même wagon ce qui permet de savoir où ils sont (en bout de train généralement) Hein la SNCF ? ;)
  • Quand on achète son ticket, et qu’on s’est trompé sur le prix, ou qu’on a changé d’avis, on peut compléter le montant à l’arrivee dans des 清算機. En effet, au Japon, dans le métro, on paie le trajet à la distance…
  • Pour rentrer dans le train, on se range en ligne devant les symboles qui indique où s’ouvrira la porte en fonction de la fréquence du train (普通, 快速, 新快速, 急行, …). Par contre, quand le train arrive, la file se brise et c’est la foire pour rentrer dans le train et prendre les dernières places assises, surtout dans le Kansai :D

Par contre, en moins pratique, il y a plusieurs compagnies qui gèrent plusieurs lignes de métro et de train. Tant qu’on reste sur le même reseau, tout se passe bien, mais ça se complique quand on fait des correspondances entre compagnies…

Enfin bon, au final, c’est beaucoup de choses pensées pour le client, et le seul inconvenient que j’ai trouvé est largement compensé par les avantages ! Et tout ça sans compter sur la quantité de personnel disponible pour renseigner le client ! (c’est aussi là où connaître un peu de Japonais, ça aide… ;) )

Voilà pour aujourd’hui…

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Jul 31 2006

七夕 (qi1 xi4, tanabata)

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Littéralement, la septième nuit du septième mois.

Tout commença quand un jeune bouvier nommé 牛郎 (Niu2 Lang2), rencontre sur son chemin sept sœurs fées se baignant dans un lac. Encouragé par son compagnon le bœuf, il vole leurs vêtements et attend de voir ce qui va se passer.
Les sœurs fées choisissent la plus jeune et la plus belle d’entre elles 織女 (Zhi1 Nŭ3), la tisserande, pour récupérer leurs vêtements. Elle s’exécute, mais comme Niu2 Lang2 la voit toute nue, elle doit accéder à sa demande en mariage. Elle s’avère une épouse merveilleuse, et Niu2 Lang2 un bon mari. Ils vivent des moments heureux ensemble.
Mais la déesse des cieux découvre qu’un simple mortel a épousé une des jeunes fées. Elle est furieuse. Prenant son épingle à cheveux, la déesse grave une large rivière dans le ciel pour séparer éternellement les deux amoureux, formant ainsi la Voie lactée séparant les étoiles Altaïr (le bouvier) et Véga (la tisserande).

Zhi1 Nŭ3 doit rester éternellement de son côté de la rivière, travaillant tristement sur son métier à tisser, alors que Niu2 Lang2 la regarde de loin et prend soin de leurs deux enfants (les deux étoiles voisines Aquila -β et -γ).

Mais une fois par an, toutes les pies du monde prennent pitié d’eux et volent vers le ciel afin de former un pont (鵲橋, que4 qiao2) au-dessus de l’étoile Deneb dans la constellation du Cygne, permettant ainsi aux amoureux d’être ensemble pour une unique nuit, la septième nuit du septième mois. C’est la nuit de 乞巧节 (qi3 qiao3 jie2), ou 七夕 (qi1 xi4)

En Chine, cette fête est la fête où les jeunes filles montrent leurs compétences. C’est le jour où les jeunes filles montrent leurs compétences domestiques, et où des rituels leur permettent d’augurer de leur avenir matrimonial.
Pendant la nuit de qi3 qiao3 qie2, une guirlande de fleurs est installée dans la cour et toute femme de la maisonnée nouvellement mariée ou encore célibataire fait une offrande composée de fruits, fleurs, thé et poudre de riz à Niu2 Lang2 et Zhi1 Nü3. Après les offrandes, la moitié de la poudre de riz est jetée sur le toit et l’autre moitié partagée entre les jeunes femmes. De cette façon les femmes sont liées par la beauté à Zhi1 Nü3 !

Les Japonais célèbrent 七夕 (Tanabata) en portant les habits traditionnels et en décorant les feuilles de bambou. Ils écrivent leurs souhaits sur un 短冊 (tanzaku) et les accrochent sur les feuilles. On dit que 織姫 (Orihime, équivalent de Zhi1 Nü3) et 彦星 (Hikoboshi, équivalent de Niu2 Lang2) feront que les vœux deviennent réalité. Après avoir été décoré, vers minuit ou le jour suivant, l’arbre en bambou est jeté dans un fleuve ou brûlé pour que les vœux se réalisent.

tanabata.jpg

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