Jan 18 2008

dvorak-fr et clavier japonais

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J’utilise depuis quelques temps déjà le layout dvorak-fr sur mon ordinateur personnel, et également sur mon lieu de travail. Depuis que je suis au Japon cependant, la présence de clavier japonais est inévitable.

La forme du clavier étant différente :

  • pas de touche “ç” (du clavier dvorak-fr),
  • une touche en plus à côté du “Backspace”,
  • une touche en plus à côté de la touche “Shift” de droite,
  • une touche 無変化,
  • une touche 変化,
  • et une touche カタカナ・ひらがな ;

le layout dvorak-fr n’est alors pas facile d’accès.

Je propose donc de déplacer pour ce clavier le “ç” sur la touche entre le “j” est le “Shift” de droite (ろ), et d’activer les autres touches supplémentaires, que l’on pourra ainsi configurer pour des raccourcis clavier.

Sous un système Linux, ajouter les lignes suivantes dans le fichier /usr/share/X11/xkb/symbols/fr, à la rubrique de la description du clavier “dvorak-fr”.

key <HZTG> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Zenkaku_Hankaku, Kanji ]
};
key <NFER> { [ Muhenkan ] };
key <XFER> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Henkan, Mode_switch ]
};
key <HKTG> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Hiragana_Katakana, Romaji ]
};
key <AB11> { [ ccedilla, Ccedilla ] };
key <AC12> { [ ugrave, Ugrave, masculine, ordfeminine ] };

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Dec 13 2007

日本語能力試験

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Le premier dimanche de décembre a lieu chaque année le 日本語能力試験, Japanese Language Proficiency Test. Cet examen permet d’évaluer quatre niveaux d’aptitude en japonais :

  • le niveau 4 correspond à un niveau de maîtrise basique de la langue. (800 mots et 100 kanji) ;
  • le niveau 3 correspond à un niveau de débutant. (1500/300) ;
  • le niveau 2 correspond à un niveau intermédiaire. (6000/1000) ;
  • le niveau 1 correspond à un niveau avancé, voire bilingue. (10000/2000).

Bien que le niveau 1 soit extrêmement difficile pour un natif en japonais, il est exigé par beaucoup d’entreprises japonaises comme pré-requis à l’embauche d’étrangers.

Le test comprend trois épreuves pour chacun des niveaux: vocabulaire (et caractères chinois), compréhension orale et compréhension écrite (et grammaire), ce qui permet d’évaluer un vaste éventail d’aptitude.

Ceci dit, je reste très dubitatif quand à la pertinence de ce test. Celui-ci reste en effet très conforme au système universitaire japonais dans la mesure où il mesure la capacité des candidats à comprendre un niveau élevé de japonais, leur capacité à comprendre un nombre élevé de caractères chinois et leur connaissance de constructions grammaticales pouvant être extrêmement littéraires. Pour autant, aucune épreuve ne vient mesurer la capacité du candidat à communiquer en japonais. Aucune épreuve de rédaction. Aucun entretien permettant de mesurer le niveau de conversation du candidat.

Les examens permettant de mesurer un niveau en anglais (TOEFL), français (DELF) ou allemand (Goethe Institut) ont des épreuves de « production », rédaction et/ou entretien, mais l’examen de japonais est capable d’accepter des candidats ayant une compréhension de la langue correcte (capacité répandue chez les candidats chinois par exemple) même s’ils ont un niveau de conversation médiocre.

Je suis surpris que, à l’instar des autres examens en langues anglaise, française, … ; le test d’aptitude en langue japonaise ne se soit pas adapté pour ne plus négliger la capacité des candidats aussi bien à comprendre qu’à utiliser la langue japonaise.

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Sep 11 2007

写真家

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自然の中で
都市の中で

環境が感じられていて
夢想家と共鳴する

夢想家の中に写真家がいる

場面を分析して
額縁を描く

その額縁を
覗いて
自由に入りながら
出ながら

 

その間に一瞬を突然
撮る
また
ちがう場所で
ちがう時間に
唯一のこの写真を見ると

また
別の夢想家も共鳴する

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Jul 02 2007

LaTeX en japonais

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C’est toujours un peu la lutte d’arriver à écrire des documents sous LaTeX en insérant des caractères japonais.

Le paquet platex permet bien de créer des documents exclusivement japonais, cependant, il ne permet pas de coupler ce document avec des spécificités d’une autre langue, je pense en particulier aux accents, cédilles et autres joyeusetés du français.

J’ai réussi à empaqueter une arborescence qui parvient à créer des documents japonais avec le minimum d’efforts. À un paramètre près, toute l’installation peut se faire en utilisateur.

Commencer d’abord par télécharger l’archive.

Sous Linux,

Décompresser l’archive dans le répertoire utilisateur ~, puis exécuter les commandes suivantes :
user$ texhash texmf
root$ cp texmf/fonts/map/cyberbit.map /usr/share/texmf/fonts/map/

Ensuite, rajouter la ligne suivante dans /var/lib/texmf/web2c/updmap.cfg :
Map cyberbit.map
Puis exécuter :
root$ updmap

Sous MacOS,

Décompresser l’archive dans ~/Library/ (à la ligne de commande pour qu’il s’insère correctement dans l’arborescence déjà présente), puis exécuter les commandes suivantes :
$ texhash
$ sudo cp texmf/fonts/map/cyberbit.map /sw/share/texmf-dist/fonts/map/

Ensuite, rajouter la ligne suivante dans /sw/share/texmf-dist/web2c/updmap.cfg :
Map cyberbit.map
Puis exécuter :
$ sudo updmap

Partie commune : test de l’installation

Créez un fichier encodé en unicode (utf8), avec les lignes suivantes en en-tête :
% Japanese input
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage{CJK}
\newcommand\japonais[1]{\begin{CJK*}{UTF8}{song}#1\end{CJK*}}

Ensuite dans le corps du document, tapez :
Ceci est un test avec des lettres accentuées. \japonais{これは日本語のテキストである。}

Compilez et vérifiez que les lettres latines, accentuées, kanji, hiragana et katakana s’affichent correctement.

Feedback

Si vous voyez un moyen d’améliorer, ou d’alléger la procédure, n’hésitez pas à laisser des commentaires ! Je ferais de mon mieux pour éditer ce billet et proposer quelque chose qui marche enfin.

De même, si vous avez des messages d’erreur, n’hésitez pas à les poster !

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Aug 28 2006

Les noms des mois lunaires

Published by Xavier under japan

Récemment, j’ai reçu une carte en japonais avec écrit à la place du mois d’août 八月 comme d’habitude, 葉月, et j’ai commencé à chercher ce que ça cachait.

Apparemment, c’est un reste du calendrier lunaire, constitué de 12 mois qui forment environ 354 jours. Afin de se synchroniser avec le calendrier solaire, un calendrier luno-solaire aurait été créé.

Voici la liste de ces mois :

  1. 睦月 「むつき」
  2. 如月 「きさらぎ」
  3. 弥生 「やよい」
  4. 卯月 「うづき」
  5. 皐月 「さつき」
  6. 水無月 「みなづき」
  7. 文月 「ふづき」
  8. 葉月 「はづき」
  9. 長月 「ながづき」
  10. 神無月 「かんなづき」
  11. 霜月 「しもつき」
  12. 師走 「しわす」

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Aug 03 2006

Le quattro stagioni

Published by Xavier under japan

Je m’inspire pour cette article d’une intervention sur le forum fr.lettres.langue.japonaise

En chinois, 季 ji4, c’est le petit enfant et le grain. Une forme ancienne ajoutait 隹 à côté du grain pour donner ça.
En français, le mot saison vient du latin, du verbe serere, semer.

Entre ces deux pays, le mot évoque la campagne. Mais qu’en est-il de chacune des saisons ?

春, chun1, le printemps

Le printemps est la belle saison, la première, la primavera.
Dans 春, on y voit le soleil 日, qui pousse vers le haut les tiges des fleurs.

夏, xia4, l’été

Le mot été viendrait du latin aestas, qui viendrait du grec brûler. On retrouve également le mot éther pour nommer le “ciel lumineux”, les régions supérieures de l’air.
夏, c’est un groupe de gens 頁 et un pied 夂. Un peu vague et libre à toute interprétation…

秋, qiu1, l’automne

Automne, auctumnus vient du verbe latin augeo, augmenter, qui a également donné le mot auteur.
秋 se décompose naturellement en 禾 (le grain) et 火 (le feu), c’est quand l’herbe, les feuilles sont brûlées. Il paraîtrait que la culture sur brûlis existait en Chine dès le Néolithique. Une ancienne version du caractère associait 禾 à 龜, la tortue…

冬, dong1, l’hiver

Quod tum anima quae flatur omnium apparet, ab hiatu hiems. En hiver, hiems, l’âme de chacun ressort par la bouche sous forme de condensation.
冬, c’est 氷, la glace, le gel, en forme de clé 冫, et 夂 la marche. Quand les uns regardent la condensation sortir de la bouche, les autres tentent de garder l’équilibre sur la glace.

Pour des versions historiques des caractères chinois, je vous conseille le site CCDICT

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Jul 31 2006

Variantes dans l’écriture des かな

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Les かな (kana) sont les caractères japonais, qui constituent des syllabaires, permettant de retranscrire tous les mots et sons japonais et étrangers.
L’image suivante montre des variantes historiques dans l’écriture des かな.

 

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