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Faux mariage

Il est des cérémonies de mariage en tout genre, qui répondent en général aux traditions d’une culture, d’une ethnie, ou d’une religion. Quand le mariage est blanc, il est effectué sans sentiments, afin d’obtenir des avantages souvent politiques ou économiques. Au théâtre ou au cinéma, on peut voir de faux mariages, une cérémonie qui fait illusion, mais le code est clair : on est dans une histoire, et n’importe qui peut s’identifier à ces scènes de la vie courante. Une fois sortis de la salle de cinéma, la « vraie » vie reprend son cours.

Traditionnellement, les Japonais se marient dans des autels shintoïstes, et parfois dans des temples bouddhistes, en officialisant leur union devant leur(s) dieu(x). On parle alors de cérémonie shinzen-shiki (devant les dieux), ou butsuzen-shiki (devant Bouddha). Or ces mariages coûtent cher, et ne sont pas forcément la panacée des couples modernes japonais. Des cérémonies plus occidentales se répandent de plus en plus. Ainsi, un de mes amis français à Kyoto est faux prêtre. Son travail consiste à fournir une prestation de « prêtre marieur » à des couples qui veulent se marier suivant la tradition « catholique » ; on parle alors de kyokai-shiki (style église). Je laisse bien ce mot entre guillemets, car il n’y a rien de catholique, ni de chrétien dans cette cérémonie. Tout est dans l’apparence et l’exotisme met un peu de piment à la cérémonie. Personne n’est dupe: on n’attend pas du prêtre qu’il soit catholique. Par contre, un prêtre « de race » est un plus.

Des amis étant sur le point de se marier, ils ont récemment commencé à faire le tour des entreprises de mariage qui s’occupent de l’organisation de la cérémonie et du banquet. Pour les stakhanovistes de la logistique que sont les Japonais, tout doit être minutieusement planifié et minuté, et ces entreprises se chargent des détails, mariant ainsi les couples à la chaîne dans leurs locaux. Le package idéal étant un hôtel dans un endroit touristique, avec un petit pavillon de style européen adjacent. La présence d’onsen, source chaude naturelle, est un plus, autant qu’un château de la Belle au bois dormant. Comme toujours, la lutte est féroce entre ces fournisseurs de cérémonie de mariage, qui ne manquent pas d’imagination pour attirer de nouveaux clients, surtout dans un contexte de crise économique. Ce que cette compagnie du bord du lac Biwa propose m’a laissé pantois : pour aider les jeunes couples à se décider, elle leur propose d’assister à une cérémonie. Bien sûr, il n’est pas question de mettre les jeunes couples dans un coin lors d’une vraie cérémonie, mais plutôt de… leur offrir une fausse cérémonie. Ainsi pour la modique somme de 3150 yen (25 euros), on vous propose d’assister à une cérémonie de A à Z, suivie d’un banquet. Ce même banquet est normalement facturé 18000 yen (140 euros) par invité. Ces amis nous ont donc invités pour profiter d’un bon repas à bon prix.

Après s’être acquitté de la facture, on entre dans ce monde étrange. Je ne peux m’empêcher de tout comparer à l’attraction « un monde parfait » à Disneyland, avec des bateaux qui voguent au milieu de poupées dansantes sur un fond de musique entêtante. Deux hôtesses nous prennent alors en charge et nous mettent dans un ascenseur, direction la chapelle (à prononcer à la japonaise sha-pel-lu). On passe devant un couple de jeunes mariés en smoking et robe de mariée (à louer sur place), avant de se diriger vers le lieu de la cérémonie. Ce couple se serait déjà marié en ces lieux une semaine avant, mais acceptent (moyennant réduction de leur facture?) de servir de cobayes aux futurs jeunes mariés. On entre donc dans cette salle ronde: les gens s’assoient en cercle autour d’un autel, illuminé à la manière comme une scène de théâtre. Une hôtesse se tient derrière l’hôtel, et débite son texte de bienvenue, fourni de formules polies de circonstances. Nous allons donc assister à une cérémonie de type jinzen-shiki (devant des gens). Cette cérémonie est plutôt neutre religieusement et permet d’officialiser son union devant ses familles et ses amis. Les témoins (best-man et bride-maid, mots américains prononcés à la japonaise) entrent, suivis des mariés, guidés par l’hôtesse, qui sert de maître de cérémonie et de chauffeur de salle. À la fin, le marié (uniquement) lit un serment, et avant que les mariés sortent, un chanteur noir américain (pour ajouter au folklore) vient chanter un air de gospel a cappella (tarif de la prestation supplémentaire, 120 000 yen, environ 1000 euros). Puis l’hôtesse explique que les mariés vont entrer à nouveau, mais pour une cérémonie kyokai-shiki cette fois. Elle laisse alors la place à un prêtre qui entre et nous explique que les témoins ne font pas partie du programme “église”. Il singe une cérémonie chrétienne avec un sermon facile sur la beauté de l’amour qui ne manque pas d’endormir l’assistance. Enfin, il prononce le sacrement et le couple sort. Pas de gospel pour cette cérémonie.

Nous sommes alors invités à sortir également, sommes entassés sur un balcon d’une trentaine de mètres carré, avant de voir les mariés nous rejoindre pour le lancer de pétales de fleurs. Une photo de groupe est prise, et nous sera distribuée à la fin. L’heure tourne et nous sommes intimés à descendre au plus vite dans la salle de banquet. Une hôtesse (celle qui jouait la bride-maid) prend nos noms pour nous placer sur une table à part avec nos amis. L’ambiance est au plus calme : personne ne se connaît, personne ne se fait remarquer. H. me fait remarquer que dans les vraies cérémonies, l’ambiance est exactement la même. Les plats s’enchaînent. En place de discours, le jeune marié vante les mérites du service fourni, explique combien ses invités étaient contents du très bon repas, combien les hôtesses les ont aidés à organiser ce qu’ils ne savaient pas qu’ils voulaient. On trinque et le chanteur de gospel revient pour inviter les gens à danser dans un japonais (volontairement?) approximatif. Une autre danseuse typée brésilienne (est-ce moins cher pour une chanteuse japonaise?) entre pour inciter les gens à s’amuser. Enfin le dessert arrive, on nous invite à prendre un dernier verre. Les hôtesses s’approchent des couples clients potentiels pour leur demander leur impression et cibler les attentes (dans les limites des options disponibles).

19 heures précises: à l’instar d’une vraie cérémonie, ou de n’importe quel moment social japonais, c’est la fin. Les invités sont maintenant priés de partir.

Ici au Japon, tout est possible. Tout est fait pour séduire de nouveaux clients potentiels. Les entreprises recrutent des arubaito, sans contrat, pour une prestation sous-payée qui leur permet d’entrer dans leur frais, ou de maximiser les bénéfices. Bien que 120 000 yen, somme avec laquelle il est possible de vivre seul pendant un mois, soient demandés pour une prestation de gospel d’une petite minute, il n’est pas certain que le chanteur ait accès aux congés payés. De même, en faisant faire non pas un, mais deux mariages blancs à un couple déjà marié, ceci à des fins publicitaires, on joue à la limite du respect du caractère sacré du mariage. Il y a quelque chose qui est bafoué ici…

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Fonts in LaTeX

For anyone using LaTeX, it is sometimes appreciable to be able to change the font. Thus, some packages will change everything for you, like palatino package. If you add \usepackage{palatino} in your header, then the font will be changed. But personally, I like the original sans-serif font , and I do not like seeing it replaced.

So let us have a look at the palatino.sty file.

\renewcommand{\rmdefault}{ppl}
\renewcommand{\sfdefault}{phv}
\renewcommand{\ttdefault}{pcr}

Actually, only the first line redefines the roman style to Palatino. Because of next lines, sans-serif style will be also changed to Helvetica, and typewriter style will be changed to Courrier.

Therefore, it is possible to redefine the font of any style, the default one being
{\rmdefault}{cmr}
{\ttdefault}{cmtt}
{\sfdefault}{cmss}
{\mddefault}{m}
{\bfdefault}{bx}
{\updefault}{n}
{\itdefault}{it}
{\scdefault}{sc}
{\sldefault}{sl}

if we refer to the list hereunder:

bch Charter
lmr Latin Modern Roman
lmss Latin Modern Sans Serif
lmssq Latin Modern Sans Serif extended
lmtt Latin Modern Typewriter
lmvtt Latin Modern Typewriter proportional
pag Avant Garde
pbk Bookman
pcr Courier
phv Helvetica
pnc New Century Schoolbook
ppl Palatino
ptm Times
put Utopia
pzc Zapf Chancery

I would keep a very simple header for my files:

\usepackage[T1]{fontenc} # for the font family, the accents
\usepackage[utf8]{inputenc} # for the utf8 encoding
\renewcommand{\rmdefault}{ppl} # for the Palatino font
\usepackage{mathpazo} # for the math fonts in Palatino

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dvorak-fr et clavier japonais

J’utilise depuis quelques temps déjà le layout dvorak-fr sur mon ordinateur personnel, et également sur mon lieu de travail. Depuis que je suis au Japon cependant, la présence de clavier japonais est inévitable.

La forme du clavier étant différente :

  • pas de touche “ç” (du clavier dvorak-fr),
  • une touche en plus à côté du “Backspace”,
  • une touche en plus à côté de la touche “Shift” de droite,
  • une touche 無変化,
  • une touche 変化,
  • et une touche カタカナ・ひらがな ;

le layout dvorak-fr n’est alors pas facile d’accès.

Je propose donc de déplacer pour ce clavier le “ç” sur la touche entre le “j” est le “Shift” de droite (ろ), et d’activer les autres touches supplémentaires, que l’on pourra ainsi configurer pour des raccourcis clavier.

Sous un système Linux, ajouter les lignes suivantes dans le fichier /usr/share/X11/xkb/symbols/fr, à la rubrique de la description du clavier “dvorak-fr”.

key <HZTG> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Zenkaku_Hankaku, Kanji ]
};
key <NFER> { [ Muhenkan ] };
key <XFER> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Henkan, Mode_switch ]
};
key <HKTG> {
type[Group1]="PC_SYSRQ",
symbols[Group1]= [ Hiragana_Katakana, Romaji ]
};
key <AB11> { [ ccedilla, Ccedilla ] };
key <AC12> { [ ugrave, Ugrave, masculine, ordfeminine ] };

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LaTeX en japonais

C’est toujours un peu la lutte d’arriver à écrire des documents sous LaTeX en insérant des caractères japonais.

Le paquet platex permet bien de créer des documents exclusivement japonais, cependant, il ne permet pas de coupler ce document avec des spécificités d’une autre langue, je pense en particulier aux accents, cédilles et autres joyeusetés du français.

J’ai réussi à empaqueter une arborescence qui parvient à créer des documents japonais avec le minimum d’efforts. À un paramètre près, toute l’installation peut se faire en utilisateur.

Commencer d’abord par télécharger l’archive.

Sous Linux,

Décompresser l’archive dans le répertoire utilisateur ~, puis exécuter les commandes suivantes :
user$ texhash texmf
root$ cp texmf/fonts/map/cyberbit.map /usr/share/texmf/fonts/map/

Ensuite, rajouter la ligne suivante dans /var/lib/texmf/web2c/updmap.cfg :
Map cyberbit.map
Puis exécuter :
root$ updmap

Sous MacOS,

Décompresser l’archive dans ~/Library/ (à la ligne de commande pour qu’il s’insère correctement dans l’arborescence déjà présente), puis exécuter les commandes suivantes :
$ texhash
$ sudo cp texmf/fonts/map/cyberbit.map /sw/share/texmf-dist/fonts/map/

Ensuite, rajouter la ligne suivante dans /sw/share/texmf-dist/web2c/updmap.cfg :
Map cyberbit.map
Puis exécuter :
$ sudo updmap

Partie commune : test de l’installation

Créez un fichier encodé en unicode (utf8), avec les lignes suivantes en en-tête :
% Japanese input
\usepackage[utf8]{inputenc}
\usepackage{CJK}
\newcommand\japonais[1]{\begin{CJK*}{UTF8}{song}#1\end{CJK*}}

Ensuite dans le corps du document, tapez :
Ceci est un test avec des lettres accentuées. \japonais{これは日本語のテキストである。}

Compilez et vérifiez que les lettres latines, accentuées, kanji, hiragana et katakana s’affichent correctement.

Feedback

Si vous voyez un moyen d’améliorer, ou d’alléger la procédure, n’hésitez pas à laisser des commentaires ! Je ferais de mon mieux pour éditer ce billet et proposer quelque chose qui marche enfin.

De même, si vous avez des messages d’erreur, n’hésitez pas à les poster !

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« Liberté, Égalité, Fraternité »

Ces trois mots sont inscrits dans notre culture, depuis la fin de la monarchie, au même titre que l’idée d’une république laïque, avec séparation de l’Église et de l’État. Mais pourtant :

  • Wallis et Futuna, le territoire le plus éloigné de la métropole, est administré en concertation avec le roi de Wallis, et les deux rois de Futuna, qui siègent de droit au Conseil territorial, présidé par un représentant de l’État.
  • Le président de la république est également reconnu coprince d’Andorre, avec l’évêque d’Urgel, en Espagne.
  • Héritage de l’Histoire, le chef de l’État a également le titre chanoine honoraire de la Basilique-cathédrale Saint-Jean de Latran (Rome), et de la cathédrale de Saint-Jean-de-Maurienne (Savoie), ce qui lui donne le droit… de pénétrer dans ces édifices à cheval.

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Programmation OpenGL sous Mac OS X

Venant de passer sous MacOS X, j’ai rencontré quelques problèmes de compatibilités de mes projets faisant appel aux librairies OpenGL. Il faut savoir que l’OpenGL est installé de base sur tous les systèmes Darwin.

Cependant, il convient d’adapter les #include et l’édition de lien.

#include <OpenGL/gl.h>
#include <OpenGL/glu.h>
#include <GLUT/glut.h>

Lors de l’édition de lien, il faudra ajouter les drapeaux -framework OpenGL -framework GLUT.

Sur mes projets, certes simples, ceci a suffit.
Pour les instructions #ifdef, le test à faire est sur la variable __APPLE__.

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Le clavier dvorak-fr

Pourquoi un nouveau clavier ?

Les dispositions de clavier que nous connaissons tous, quel que soit notre pays sont dérivées de la disposition connue sous le nom de “qwerty” en référence aux premières lettres de la première ligne de ce clavier. C’est Christopher Latham Shores, le créateur de la machine à écrire, qui l’a conçu afin d’éviter que les digrammes les plus courants (en anglais) soient les plus éloignés possibles, évitant alors que les marteaux alors lourds et lents à manipuler ne se croisent.

Une fois les premiers prototypes vendus, Shores voulut repenser sa disposition de clavier, ayant déjà amélioré les soucis techniques de vitesse des marteaux. Mais la loi de l’immobilisme a sévi. Alors même qu’on venait de prouver leur inadéquation, les claviers qwerty ont été gardés et la disposition a été mémorisée par des milliers de personnes.

C’est alors qu’entre en scène le docteur Auguste Dvorak, psychologue et professeur à l’université de Seattle. Il a commencé par observer les habitudes des utilisateurs sur un clavier, et a couplé cette étude à celle des mots, digraphes et lettres les plus courants en anglais.

Il a commencé par remarquer que la position de repos pour les mains était d’avoir les doigts sur la deuxième ligne. Les autres touches sont atteintes en déplaçant les mains. En tapant en anglais sur un clavier qwerty, 30% des touches utilisées sont sur la deuxième ligne. Dvorak a alors placé sur cette ligne les lettres les plus utilisées de la langue anglaise, permettant de taper alors 70% des touches sans bouger les mains. Cette ligne contient toutes les voyelles et les consonnes les plus utilisées.

Pour pouvoir taper plus vite et plus efficacement, il a aussi remarqué qu’il fallait alterner autant que possible la main à utiliser pour enchaîner les touches. Il a donc placé les voyelles sous la main gauche et les consonnes les plus utilisées sous la main droite, permettant ainsi d’alterner autant que possible les mains.

Les bénéfices de cette disposition sont indéniables en précision, fluidité de la frappe. L’apprentissage pour un novice du clavier est plus rapide et on note que un expert du clavier qwerty met environ 50 heures à retrouver son rythme de frappe habituel.

Le clavier dvorak-fr

Ces dispositions précédemment énoncées sont valables pour taper efficacement en langue anglaise. Il a fallu aussi développer de nouvelles dispositions pour les autres langues comme le suédois, l’espagnol ou le français.

Concernant le français, il n’existe pas de disposition officielle : tout le monde y est allé de sa petite modification. Je vous recommande cependant d’utiliser la disposition adoptée par X.org (les serveurs graphiques sous les systèmes *nix) présentée ci-dessous :

 

Clavier Dvorak-fr

Et pour l’utiliser ?

Sous les systèmes *nix récents, il suffit de taper la commande suivante:
setxkbmap -layout fr -variant dvorak
Si le système est plus vieux – ou plus précisément si la version du serveur graphique est plus vieille –, inversez layout et dvorak dans la commande précédente.

Sous Mac OS, ajouter le fichier .layout suivant dans le dossier ~/Library/Keyboard Layouts.

Pour les produits Windows, un outil est fourni sur le site de Microsoft. Faites une rapide recherche Google pour télécharger Microsoft Keyboard Layout Creator – je ne fournis pas de lien vers ce logiciel pour garantir que vous téléchargiez la version la plus à jour.

Vous pouvez télécharger ensuite le fichier dv-fr.klc, l’éditer pour adapter éventuellement le layout à vos besoins. Le clavier joint n’est pas rigoureusement conforme à l’original, le ç étant placé en AltGr+c, à la place du © ; les claviers pc104 ont une touche en moins, sur laquelle est positionnée le ç pour un clavier pc105.

Vous pouvez sinon télécharger l’archive dv-fr.zip, la décompresser et utiliser l’installeur (.exe) fournit dans l’archive.

Bibliographie

Je recommande aux anglophones la lecture de http://dvzine.org/.

Remerciements

Xavier Miller, pour la correction d’un bug dans le pilote Windows.

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The Economist Style Guide

http://economist.com/research/styleguide/
ISBN: 1861979169

The website is based on the style book which is given to all journalists at The Economist. It gives a bunch of advice on how to write good and clear English with style, precision, points out common errors and clichés, and offers guidance on vocabulary, the proper use of punctuation and grammar.

There is a special section on the differences between British English and American English. The third section contains a range of useful reference material, covering everything from business ratios and stockmarket indices to chemical elements and US presidents and British prime ministers.

A good book for anyone who writes reports, articles, books, letters or memoranda, The Economist Style Guide will enlighten, educate and amuse.

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œ, æ, É et autres…

Idée reçue numéro 1 : l’informatique dispense d’orthographier correctement. Un clavier de base ne contient pas le œ, donc on serait dispensé de le taper. On serait autorisé à écrire “une soeur” et “un oeuf”, graphie à laquelle réagissent tous les correcteurs orthographiques. Dans un logiciel de traitement de texte, un clic droit permet de corriger rapidement mais tous les logiciels n’en sont pas munis.

Faites par exemple une recherche sur le titre de film “2 sœurs” et vous verrez que la première page de résultats ne contient aucune orthographe correcte. La première réaction serait alors de dire que la valeur du œ est purement esthétique mais comment alors distinguer la prononciation de œuf et de coefficient (qui ne s’écrit en aucun cas “cœfficient”…) La valeur du œ est phonétique. Il est aussi absurde de ne pas écrire le œ que de remplacer tous les ê d’un texte par des é: pourquoi n’apprendrions-nous pas la conjugaison de l’auxiliaire étre à ce rythme ?

De même, la dispense des accents sur les majuscules est un héritage de l’imprimerie mécanique où l’accent sur une lettre accentuée était situé au delà de la hauteur maximale des lettres. “Etant” est une faute d’orthographe, on ne prononce pas ce mot “eutant”.

La variante latin9 du clavier azerty sous des systèmes Linux contient ces majuscules et le œ (situé à la place du ²), de même pour le clavier dvorak-fr de X. En LaTeX, taper \oe{} permet d’accéder à ce caractère. Microsoft permet de taper ces caractères avec une combinaison Alt+0xxx, ce qui est anti-user-friendly, et pire (pour l’utilisateur lambda) permet de redéfinir la disposition de son clavier avec le Microsoft Keyboard Layout Creator pour pouvoir les taper. Expliquez à votre grand-tante les concepts de scan code et virtual key

Cependant, en lisant la documentation Microsoft, on lit qu’avant de définir une disposition, il faut penser au pays pour lequel on le définit. Apparemment, ils n’ont pas pensé à définir un clavier français pour les français. C’est bien dommage, mais rattrapable. Souhaitons qu’un vrai clavier français soit un jour attaché à leur système d’exploitation et faisons notre possible pour que nos lettres ne disparaissent pas à cause de l’informatique !